29 déc. 2009

Idées tardives de cadeaux


Pour occuper les longues soirées d'hiver

Il est à peu près admis qu'on apprend pas le Cutting dans des livres ou à la télé, mais force est de constater que les DVD de Clinics édités par Back Fence Videos peuvent se révéler très intéressants. Ils permettent d'observer le travail et le programme de certains des meilleurs entraîneurs au monde comme Paul Hansma, Matt Gaines, Lloyd Cox ou Ronnie et Tag Rice. Même la NCHA s'y est mise avec ses DVD "How to settle the herd" ou "How to get a higher score". Bien sûr, il faut prendre ces vidéos pour ce qu'elles sont c'est à dire des DVD permettant de présenter rapidement le programme et la philosophie de certains bons entraîneurs. Ce sont tout sauf des petits manuels illustrés du cutter et même après plueiurs visionnages, il est bien difficile de retirer de tout cela une véritable révolution dans son travail quotidien. Au mieux, on identifie quelques trucs ou quelques pistes qu'on pourra ensuite tester, copier et adopter. Le tout c'est de toujours bien essayer de comprendre ce que l'on voit et de savoir l'adapter intelligemment à son niveau d'équitation. Le dernier DVD de Back Fence Videos "Comes a Horseman" met en scène Boyd Rice. Cet entraîneur descend d'une illustre famille de Cutters qui comprend Sonny, Ronnie, Tag, Tatum ou Tarin Rice. Ces dernières années, il a remporté pratiquement tous les trophées majeurs : NCHA Open World Champion, NCHA Open Super Stakes Champion, NCHA Open Derby Champion 2 fois. Il a aussi brillé en Reined Cow Horse, avec un titre de champion et plusieurs top 10 au NRCHA Open Futurity. Il y a quelques moi, il a réalisé un AQHA World Championship de rêve en conservant son titre de AQHA Open Senior Cutting World Champion et en glanant celui de AQHA Open Junior Working Cow Horse World Champion. Il faut bien l'avouer, au premier visionnage son programme peut surprendre.


La philosophie de base est assez simple et très classique. Boyd Rice décompose le travail en 4 phases : le cheval doit avancer droit, stopper droit, se rassembler droit et donner son nez avant de tourner. Les fondations de ce programme sont aussi intéressantes. Les mains contrôlent le nez et les épaules et les jambes contrôlent la cage thoracique et les hanches. L'utilisation des jambes est aussi interessante. Boyd utilise ses jambes pour faire avancer le cheval bien droit. Il les retire dès que le cheval stoppe. Il les va les utiliser à nouveau pour rassembler le cheval. Il utilise à ce stade indifféremment ses 2 jambes ou la jambe droite ou gauche séparément. Cela dépend en fait de la réaction du cheval. Il doit stopper bien droit en utilisant toute la puissance de ses 2 jarrets. Il doit ensuite se rassembler toujours très droit. S'il pousse avec sa cage thoracique vers la vache par exemple, Boyd Rice va utiliser sa jambe côté vache pour rentrer cette cage thoracique. Au contraire si le cheval tourne sa hanche vers la vache ou vers l'extérieure, Boyd corrigera avec la jambe intérieure ou extérieure. Le principe c'est de ne pas laisser le cheval tourner tant qu'il n'est pas en place. Il doit reporter son poids sur l'arrière main, rentrer sa cage thoracique et garder sa hanche bien sous lui. A partir de là, dès que le cheval commence à donner son nez, Boyd le laisse tourner et relâche toute la pression. il insiste bien sur ce point car c'est ainsi que ses chevaux apprennent à se placer. Il faut relâcher la pression et retirer ses jambes aussitôt que le cheval est en place. C'est sa récompense et Boyd le laisse initier librement son demi tour. Une fois que le cheval a commencé à tourner, Boyd utilisera sa jambe extérieure pour achever le demi tour et pousser le cheval à rentrer sa cage thoracique du côté opposé. Voilà des principes fondateurs facilement applicables qui expliquent bien comment et quand utiliser ses jambes. Boyd Rice explique aussi bien comment il installe son rassemblé, son "draw", chez les chevaux. Il leur apprend à tourner en reculant et insiste sur le fait que l'antérieur intérieur doit toujours venir sous le cheval. C'est le gage qu'il ne tourne pas en se projetant vers la vache. Il utilise donc ses mains pour bloquer toute fuite en avant et lever l'épaule intérieure et utilise ses jambes pour déplacer les pattes du cheval. Il lui demande de reculer tout en tournant en veillant toujours à ce qu'il ne reste pas engluer dans le sol. Si le cheval se bloque, il utilise ses jambes plutôt que de tirer avec ses mains. Voilà quelques pistes qu'on peut tirer rapidement de ce DVD. Après le style Boyd Rice ne conviendra sûrement pas à tout le monde. Mais rien que pour la dédicace, ce DVD est déjà un collector dans mon étagère !

22 déc. 2009

NCHA Futurity : Bilan des cavaliers


Place aux jeunes

Que ce soit en Open ou en Limited Open, l'édition 2009 du NCHA Futurity aura permis à de "jeunes" entraîneurs de se mettre en valeur. Sur les 10 dernières années, le NCHA Open Futurity a consacré aussi bien des cavaliers expérimentés comme Shannon Hall, Craig Morris ou Tommy Marvin que des cavaliers plus jeunes comme Austin Shepard, Wes et Beau Galyean ou encore Tag Rice. Mais cette année, aussi bien Tony Piggott que Geoffrey Sheehan disputaient leur 1ère finale au NCHA Futurity. Tous les deux l'ont emporté en Open et en Limited Open. Plus globalement, si on regarde les finalistes de l'Open, on constate qu'ils sont soit relativement jeunes soit relativement novices à ce niveau de performances là : Tony Piggott, Michael Cooper, Matt Miller, Bart Nichols, Paul Adams ou Scott Ferguson. Parmi les 5 1ers du NCHA Open Futurity cette année, on ne compte que Sean Flynn comme cavalier confirmé. Pour autant, le niveau était bien là puisque les 28 finalistes totalisaient plus de $ 53 millions de gains au total. Cela prouve d'une part que même les "jeunes" entraîneurs aujourd'hui possèdent déjà de solides références et cela prouve aussi que certains cadors ont été au rendez vous. Les piliers du Cutting actuels se nomment Austin Shepard, Lloyd Cox, Wes Galyean, Ed Flynn, Sean Flynn, Boyd Rice, Tag Rice, Matt Gaines, Clint Allen ou Craig Thompson. Ils n'ont pas manqué le rendez vous de la finale même si aucun d'entre eux, à part Sean Flynn, n'a pu se hisser près du podium.

Certains cavaliers comme Clint Allen ou Matt Gaines semblent manquer de gros chevaux depuis quelques mois. Leur programme est peut être aussi moins adapté ou alors il leur faut juste à nouveau tomber sur un phénomène. Lloyd Cox, un peu en retrait aussi depuis quelques temps, Austin Shepard, Tag Rice, Wes Galyean ou Boyd Rice avaient de bons chevaux cette année mais ils sont passés à côté de leur finale à différents degrés. D'autres cavaliers ont le vent en poupe et deviennent de sérieux concurrents en finale année après année comme Lee Francois, seul cavalier à placer ses 2 chevaux en finale, Jason Clark, Brad Mitchell, Andy Sherrerd ou même Dirk Blakesley. Parmi les finalistes, on trouvait aussi des légendes comme Jody Galyean, Tim Smith, Gary Bellenfant, Ascencion Banuelos. Avec Matt Miller et Scott Ferguson, on a enfin l'exemple de 2 anciens champions en Non Pro qui sont passé avec succès dans la cours des grands. La marche est haute et certains comme Skip Queen s'y heurtent mais le modèle reste Phil Rapp qui domine la planète Cutting du haut de ses $ 6 millions de gains dont $ 600 000 glanés cette année. Avec Ronnie Rice, Gary Gonsalves, Roger Wagner, John Mitchell, Bill Riddle, Beau Galyean, Kobie Wood, Kory Pounds, Phil Hanson, Darren Simpkins, Bubba Matlock, Steve Oehlhoff, Mike Mowery, Shannon Hall, Neil Roger, Lindy Burch, Kathy Daughn, Russ Miller, Guy Woods, Tommy Marvin, Craig Morris ou les Hansmas il a fait partie des grands absents de la finale. Ces quelques noms représentent quand même près de $ 70 millions de gains en compétition et 13 titres au NCHA Open Futurity ! On peut aussi citer quelques gloires montantes freinées dans leur élan cette année : R.L Chartier, Matt Budge, T.J Good,

Aussies : seconde génération

Alors que les pionniers ont connu des fortunes diverses, ce sont des australiens arrivés aux USA comme assistants qui se sont placés cette année dans la lumière. Guy Woods qui a ouvert la voie a ses compatriotes dans les années 80 semble de vitesse malgré tout le soutien du EE Ranches de CAT ICHI. Roger Wagner a connu une année un peu spéciale avec peu de shows et un changement de propriétaire mais il n'a raté lé finale que d'un demi point. John Mitchell a lui aussi été discret cette année mais avec le Slate River Ranch, il dispose d'une place en or parmi un des 5 meilleurs élevages de chevaux de Cutting au monde. Aaron Weathley a de son côté raté son Futurity et pourrait rapidement repartir en Australie où il a tout gagné. Il est un des rares australiens à avoir échoué dans sa tentative de conquérir le Cutting Texan. Darren Simpkins n'a pas été au delà du second go mais avec REYS DUAL BADGER il dispose d'un étalon reconnu qui lui fournira à coup sûr de bons chevaux dans les années à venir. Le cheval avec lequel Kelle Earnheart a remporté le Non Pro vient de chez lui. Ce sont finalement Ed et Sean Flynn qui ont sauvé les meubles.

Mais en regardant attentivement les finalistes on s'aperçoit que de nombreux jeunes australiens ont brillé : Geoffrey Sheehan, Paul Adams, Tony Piggott. Si on ajoute des cavaliers qui montent comme Selena Sudduth, Dean Holden, Matt Sargood, Hugh Middleton, Wayne Robinson, Josh King, Grant Simon ou Ryon Emerton, absent cette année, on comprend mieux l'influence des australiens sur le cutting aux USA aujourd'hui. Les cavaliers australiens travaillent aujourd'hui dans les meilleurs ranches et forment d'autres cavaliers. Que ce soit auprès de Paul Hansma, John Mitchell, Matt Gaines, Terry Clifford, les entraîneurs australiens se forment auprès des meilleurs, font leurs classes et ainsi décrochent des places en or comme Tony Piggott chez Alice Walton. Ce n'est pas un hasard si le Limited Open et l'Open ont été remportés par 2 australiens. Pour les jeunes américains, dont certains comme Michael Cooper, Matt Miller, Tatum Rice ou T.J Good ont brillé, le concurrence est rude. Décrocher une place auprès d'un grand propriétaire est aujourd'hui indispensable pour espérer briller. Pour cela, il n'y a pas de miracle. Il faut faire ses preuves et convaincre. Les australiens l'ont bien compris car ils ont tout a prouvé en arrivant. La passion, le travail et le talent font le reste.

Mention spéciale aux européens

Si le Non Pro n'a pas fait durer longtemps le suspense, on peut se féliciter des performances des européens dans les classes Limited Non Pro ou Amateur. Ilaria Traverso, Constance Jaeggi, Roberta et Claudio Vecchioni ont défendu crânement leur chance et ont atteint les finales. Bravo à eux car c'est en soit une performance remarquable. C'est aussi encourageant car plus certains européens iront shower avec succès aux USA, plus le niveau pourra monter en Europe. Tout le monde profitera des enseignements tirés par ces cavaliers. Avoir la chance de shower dans un concours comme cela est quelque chose d'extraordinaire et cela fait plaisir de voir que des cavaliers qui ont débuté en Europe peuvent y réussir de belles choses. Même pour les cavaliers déçus comme Jurgen Doering ou Pavel Malis, cela doit être une sacrée expérience.

Dans le Non Pro, on a assisté au rapport de force habituel entre les stars des Aged Events aux USA. Megan Miller, Chad Bushaw, Mary Ann Rapp, Stacy Shepard, Dustin Adams, Kyle Manion, Dan Hansen, Brad Rogers, Justin White ou Hope Mitchell se sont disputés la victoire. C'est finalement la jeune mais très expérimentée Kelle Earnheart qui s'est imposée. Pas d'australiens ici, tout juste un brésilien Armando Costa Neto qui atteint à nouveau la finale. Entre famille d'entraîneurs ou grandes fortunes du pays ou même de ce monde, il est difficile d'accéder à une finale de Non Pro où le niveau aura été très homogène. Là aussi, pas de miracle, il faut faire comme nos amis australiens en Open. Prendre de l'expérience, investir dans des gros chevaux et espérer un jour parvenir à se mêler à la lutte. Le niveau est tel qu'il n'y a pas d'autre choix.

17 déc. 2009

Tony Piggott et ROCKIN W Live !


NCHA Open Futurity Champion 2009

Depuis 1999, ROCKIN W est le 7ème étalon à remporter le trophée le plus convoité de la planète Cutting. Un seul hongre et 4 juments complètent le tableau pour montrer à quel point les étalons dominent cette épreuve. Parmi tous ces chevaux, pratiquement tous ont ensuite poursuivi une belle carrière de Aged Events. A l'exception de ROYAL FLETCH, de SAN TULE FRECKLES et de ONE SMART LOOKIN CAT, tous les vainqueurs depuis 1999 ont accumulé au moins $ 350 000 de gains. Nous verrons dès le mois de janvier si ROCKIN W confirme mais il y a peu de doutes à avoir tant il a semblé progresser durant ce NCHA Futurity. Il totalise $ 265 000 de gains avant d'entamer une année de 4 ans durant laquelle il devra affronter les nombreux excellents chevaux qui se sont révélés cette année. La promotion 2005 était assez exceptionnelle avec METALLIC CAT, THIRD CUTTING, DONT LOOK TWICE, HANGEM CAT, BOON TOO SUEN, ITAWTATHENAPUDDYCAT ou ASSCHER CAT. La promotion 2006 devrait nous donner encore quelques sacrés phénomènes à admirer.


Il a en tous les cas su conquérir la foule avec un run qui a aussi séduit les juges. Quel régal que de sentir un public de connaisseurs et d'amateurs de Cutting transformer le Will Rogers Coliseum en véritable arène. Chaque mouvement du cheval, chaque feinte de la vache ou chaque décision du cavalier provoque des réactions de la foule. A chaque stop, à chaque gros mouvement ont l'entend rugir. A chaque miss ou chaque out of position elle retient son souffle. A chaque erreur, elle laisse éclater sa déception. Dans ces grandes finales, le public est un acteur à part entière qu'il est dommage de dénaturer avec des commentaires superflus comme on a pu en entendre lors des NCHA World Finals. Regarder ces vidéos et monter le son donne toujours des frissons. Le Cutting a quelque chose de vivant qui le rend unique. Aucune finale, aucun run n'est jamais écrit à l'avance et à travers la foule, c'est toute la tension que l'on ressent.

15 déc. 2009

Un futur crack ?


ROCKIN W, 3 ans, $ 265 000 de gains

On ne se lasse pas d'admirer le run de ROCKIN W, le jeune étalon du Alice Walton's Rocking W Ranch auteur d'un 229 en finale du NCHA Open Futurity 2009. La grâce de ce cheval laisse sans voix à mesure qu'il survole l'arène du Will Rogers Coliseum pour triompher de ses adversaires et des vaches. Tout y est dans ce run. Une première vache triée sur une shape cut qui met en valeur la fluidité, le style et l'intelligence du jeune étalon fils de DUAL REY et BOON SAN KITTY. Une seconde vache triée sur une deep cut plus vive qui offre un gros challenge au cheval et le pousse à user de son stop. Une dernière vache faîte du bois dont on fait les vainqueurs avec un cheval qui prend une autre dimension, se plante au milieu de l'arène et contre n'importe quelle feinte de la vache parfois presque avant même qu'elle ne commence à l'esquisser. Ce run n'est pas le plus spectaculaire jamais vu, mais tout y est réalisé avec grâce, intelligence, fluidité et finesse. C'est un Cutting très moderne, qui peut déconcerter, où le cheval semble travailler toujours sur le fil, tout en souplesse et en rythme. Pas d'excentricité, pas d'à-coup mais au contraire un cheval qui plane, toujours bien en appui mais dans le même temps très leger. C'est un mélange parfait qui lui permet de s'enrouler autour de la vache et de l'aimanter pour mieux la contrôler.



ROCKIN W fait honneur à sa génitrice "Miss Piggy" comme la surnomme Alice Walton. En un seul show, le cheval showé par Tony Piggott totalise déjà $ 265 000 de gains. C'est 2 fois plus que ce qu'empoche le vainqueur du NRHA Open Futurity. S'il confirme sur un ou deux Aged Events dans son année de 4 ans, il franchira sans peine la barre mythique des $ 300 000. Il rejoindra ainsi que caste de jeunes étalons qui ont réalisé ces dernières des carrières de shows à couper le souffle : TR DUAL REY, HYDRIVE CAT, REYS DUAL BADGER, CAT ICHI, LAREDO BLUE, HIGH BROW CD, METALLIC CAT, SMOOTH AS A CAT, THIRD CUTTING, IM COUNTIN CHECKS, ONE TIME PEPTO, SWEET LIL PEPTO, DESIRES LITTLE REX. Tous ces chevaux ont atteint, fanchi ou même fait voler en éclat la barre des $ 300 000 de gains ces dernières années. On verra l'année prochaine jusqu'où ira ROCKIN W. Mais entre son histoire, son pedigree, sa performance au NCHA Futurity, son show record et même son nom, Alice Walton n'aura pas trop de mal à faire la promotion de ce jeune étalon. Le W est en marche et on a déjà hate de le voir batailler dans la saison hivernale des Aged Events. Après HIGH BROW CD et METALLIC CAT, tient-on un crack pour la 3ème année consécutive ?

14 déc. 2009

NCHA Open Futurity Champion : ROCKIN W


ROCKIN W entre dans la légende

Hier soir, le NCHA Open Futurity 2009 a choisi son vainqueur. Au coeur d'un 1er bunch décoiffant, ROCKIN W a claqué un 229 comme un coup de fouet pour tous ses adversaires dont YADACAT qui termine Reserve Champion avec un 226. La victoire de ROCKIN W est intéressante à plus d'un titre. D'abord il y a le run. Enorme, dantesque, phénoménal, il est difficile de trouver les bons qualificatifs. Ensuite il y a le score, 229 points, et là le qualificatif est tout trouvé : historique. Avec le 229 de ROYAL FLETCH, c'est le plus haut score jamais réalisé en finale du NCHA Futurity. Il y a aussi le contexte, une des plus belles finales de ces dernières années avec de la tension, du suspense et de très gros scores. A peine le hongre YADACAT poste un 226 qui flairait bien la victoire que ROCKIN W lui répond du tac au tac avec un run superbe. Ensuite, il y a le cheval. ROCKIN W avait brillé au 1er go et depuis cet étalon n'a cessé de progresser à chaque run. Auteur d'un 220 puis d'un 216 dans le go-rounds, il arrache un 215 dans un bunch de bétail terrible dans la finale du Limited Open. Il se qualifie ensuite pour la finale de l'Open avec un 218.5 et réalise donc un 229 en finale. Sa victoire en Open, où la prime totale approchait les $ 3 millions, et sa 4ème place en Limited Open lui permettent d'afficher ce matin $ 265 000 de gains au compteur. Il y aussi son pedigree qui laisse sans voix. C'est un pur produit du Rocking W Ranch dont Alice Walton, l'héritière de Wall Mart, a eu l'audace de lui donner le nom de son célèbre. Dans son papier, on trouve BOON SAN SALLY, la mère fondatrice du Rocking W et surtout il est le 1er poulain de BOON SAN KITTY, la star du ranch qui a remporté plus de $ 550 000 sous la selle de Ed Flynn. C'est aussi un croisement dont on attend beaucoup dans les années à venir : DUAL REY par une excellente fille de HIGH BROW CAT. Soit les deux meilleures lignées du Cutting moderne enfin associées. C'est enfin la victoire d'un jeune, 37 ans, entraîneur plein de talent. Entraîneur résident au Walton's Rocking W Ranch, il a la lourde tache de relancer le programme d'entrainement de ce ranch mis en sommeil ces derniers mois. Ce n'est pas lui qui a entraîné ROCKIN W. Son voisin Gary Gonsalves s'en est chargé. Ce dernier doit d'ailleurs peut être regretté un peu son choix, peut être il est vrai un peu imposé par le Iron Rose Ranch où il est resident trainer, de ne pas shower le cheval. Tony Piggott n'a en réalité pris les rênes que mi novembre, avec quelques difficultés au départ parait il.


Pour sa 1ère finale en Open, il ne laisse pas passer l'occasion d'entrer dans l'histoire, lui le cavalier australien débarqué aux USA il y 12 ans avec la passion des chevaux mais sans rien connaître au Cutting. Après 6 ans sous la coupe de Terry Clifford et presque autant à travailler avec Paul Hansma, il entre dans la cour des grands et totalise aujourd'hui plus de $ 750 000 de gains. Michael Cooper, lui aussi jeune entraîneur fraichement nommé resident trainer chez Darol Rodrock, termine second avec 226 points sur YADACAT et empoche $ 155 000. Le hongre par HIGH BROW CAT et RIO CD YADAYADAYADA a suivi Michael chez les Rodrocks en début d'année. Bonne pioche et bel avenir pour un entraîneur qui aura tous les moyens de briller dans les années à venir. Son employeur, qui devait shower YADACAT en Non Pro dans le plan initial, vient d'acquérir SPOOKYSTIMETOSHINE, entraîné chez Gary Gonsalves. Le podium est completé par Matt Miller, ex Non Pro star et reconverti entraîneur talentueux qui score 222 sur SMOOTH GOING CAT pour Tommy Manion. La jument par SMOOTH AS A CAT, dont les produits ont empoché près de $ 300 000 dans cette finale et qui semble en route pour être rapidement $ 2 millions sire, et DUALLY LIL PEP empoche $ 136 000. CATMAS, par un autre fils de HIGH BROW CAT nommé THAT SLY CAT, montée par Sean Flynn et AROSESUCHACLATTER, aussi par SMOOTH A CAT, montée par Bart Nichols complètent le top 5. Ils empochent $ 116 000 et $ 100 000 de gains. REYS DESIRE, la jument de Lee Francois par DUAL REY, dont les produits ont dominé cette finale avec près de $ 600 000 de gains, et PLAYGUNS DESIRE score elle aussi dans les 220 et repart avec $ 77 000.

Une finale mémorable


ROCKIN W assome tous ses adversaires

Quand un cheval score aussi haut que ROCKIN W dans le 1er bunch, cela complique forcément la tache de tous les cavaliers du second bunch. Même si on y croit toujours la victoire semble s'être un peu éloignée. Le second bunch est donc reparti un peu assomé par un score, 229, qui a éteint beaucoup de rêves de victoire. Les 3 premiers chevaux sont passés et ni PURPOSE DRIVEN, ni CAN YOU DUAL IT, qui a un truc mais qui a été complétement hors sujet avec Boyd Rice trop asimuté pour une finale de Futurity, ni SMOOTHER THAN CAT n'ont su s'en tirer. Andy Sherrerd assure un 212 sans éclat avec un cheval qui entre bien dans le sol mais qui n'est pas toujours en place. Boyd réedite sa performance de l'année passée sur NEVER REYLINQUISH et surmonte sa classe pour un résultat décevant. Scotf Ferguson enfin a la maheur de commencer avec un mauvais tri et finit par perdre une vache. C'est donc un des chevaux attendus après la demi finale, REYS DESIRE, qui réveille la foule. Avec Lee Francois, ce cheval score 220 au prix de mouvements très "originaux" sur la 1èere vache et de stops à couper le souffle sur la seconde. Ce couple relance la finale.

LITTLE JAZZAREY entre alors dans l'arène de nouveau chauffée à blanc. Ca part avec Lloyd Cox et on se dit que ce favori va justifier son rang. Une vache perdue plus tard on comprend que le cheval n'y est pas et il sort avant la fin des 2 minutes 30. Terrible sport que le Cutting où il faut être à 100 % de la 1ère à la dernière seconde. BLUE DOX COM ne parvient pas à concurrencer les meilleurs avec un 214. C'est finalement CATMAS qui claque le dernier gros score avec un 221 sous la selle de Sean Flynn. Le cavalier prend tous les risques et va chercher avec les dents une place méritée. Le cheval est rapide et efficace sur de grosses vaches. Le degré difficulté monte encore d'un cran sur la seconde vache mais stagne ensuite sur la dernière ce qui ne permet pas à Sean de scorer plus de 221 et ne lui assure que la 4ème place dans cette finale absolument folle. C'est quand même un beau run et une belle performance.

A ce stade, il faut commencer à assurer une place dans les 10 car avec 6 scores à 220 ou plus les premières places semblent déjà quasiment hors de portée. A ce jeu là l'expérience parle et sans suprise on voit Jody Galyean puis Clint Allen scorer scorer 217 points sur LIL ALLEY CAT et STILISH REY. Derrière eux, la finale se termine en pente douce avec les ratés de MS PEPPA ROANIE, RPL PEPTO MAX, hors de la route dès le er mouvement et GLOWS SMOOTH CAT qui offre quand même sa première finale majeure à Paul Adams. IMA DIVA CAT assure un 212 et SMOOTH O TOOLE conclut la plus belle finale de ces dernières années avec un 216. Un sacrée finale en résumé où la jeunesse triomphe avec Tony Piggott, Michael Cooper, Matt Miller, Bart Nichols. Pour ses débuts comme poulinière la légendaire BOON SAN KITTY offre à Alice Walton un NCHA Open Futurity Champion. Comble du bon gout, il porte le nom du Rocking W Ranch. Entraîné par Gary Gonsalves et showé en catch ride par Tony Piggott, nouvel entraîneur résident du Ranch, ROCKIN W s'adjuge une victoire historique à plus d'un titre dans une finale de toute beauté. Le Cutting à ce niveau là est un sport sensationnel. Chaque cavalier a du tout donner et ne rien garder sous la pédale face au niveau dantesque de compétition. Ca va batailler ferme dans les Aged Events l'année prochaine !

Finale record ?


Un bunch de folie !

Amis cutters ce 1er bunch est parti pour nous donner une finale de légende. Quel bunch ! C'est pourtant très mal parti avec HARLEY et Wes Galyean qui ont vu leurs deux 1ères vaches leur glisser sous le nez. Le petit hongre par SPOTS HOT est un joli cheval, très beau à voir bouger, mais il ne sera pas récompensé ce soir avec un score de 180 points. Matt Gaines a soufflé sur les braises avec un solide 215 sur SPECIAL NU BABY qui plante les 4 pattes et tient son stop avec brio On attendait beaucoup des 2 chevaux qui sont venus ensuite : CAT A REY et CATS HITMAN. Aucun des 2 n'a pu vraiment s'exprimer. Brad Mitchell a showé assez moyennement avec des choix de vaches étranges et un manque de courage qui lui vaut un 213 anonyme. Austin Shepard n'a pas su lui non plus trouver les bonnes vaches. Son run a bien failli décoller sur la seconde vache mais au final ses 3 vaches n'auront jamais vraiment regardé ni mis pleinement en valeur son cheval qui score 216. Après le 212 de LITTLE DAB A DOO, cette finale nous laissait sur notre faim et pourtant c'est à cet instant que le feu d'artifice a commencé. Tim Smith et WISKEYNADIRTYGLASS ont lançé véritablement cette finale. C'est le 1er qui a su trouver les bonnes vaches pour travailler au centre avec style. Malgré un degré de difficulté moyen, Tim a pu compter sur le côté très flashy de son cheval pour scorer 218.

Quand YADACAT et Michael Cooper entrent en scène, la foule est donc enfin bien réveillée et ce couple va la chauffer à blanc avec un run monstrueux. On l'avait dit après la demi finale, Michael à un style sans compromis où il pose véritablement son cheval pour stopper la vache. C'est un pattern qui demande un timing parfait et les bonnes vaches. YADACAT a sorti ce soir un run ahurissant de puissance et de d'impact. Il a commencé plaqué au sol sur les chapeaux de roues et a pu compter sur un degré de difficulté terrible durant toute sa classe. La 3ème vache est tout simplement démente avec un duel terrible entre une vache qui cherche par tous les moyens à piéger le cheval et YADACAT qui ne cesse de se poser sur son cul et de se tortiller pour la contrôler. Le score tombe : 226 points. Un score de vainqueur. A ce moment là, on est soufflé par la performance physisque de ce cheval et on l'imagine déjà en possible vainqueur. ROCKIN W entre alors en scène. Le premier poulain de BOON SAN KITTY nous a tous plu depuis le départ et dès les 1ères secondes de son run on sait pourquoi. Bien conseillé par Gary Gonsalves dans le coin, Tony Piggott sort une vache et attaque bille en tête avec un cheval tout en finesse et en souplesse. C'est l'exact opposé de YADACAT. Il évolue comme suspendu en l'air à 10 cm du sol. L'impression de légéreté et de facilité est saisissante. Le style est formidable avec un cheval couché par terre qui semble flotté au dessus du sable du Will Rogers Coliseum. La 3ème vache enfonce le clou avec un cheval qui semble arréter le temps et contrôle en finesse et en fluidité n'importe quelle vache ce soir. Le score arrive sous les acclamations de la foule : 229 ! Le record de ROYAL FLETCH est égalé 9 ans après sa victoire avec Kathy Daughn.

A cet instant, la finale devient folle. GEORGE C MERADA et John Wold scorent 218,5 dans la confusion. Mal remis du run précédant j'ai mal vu ce passage. Peut être les juges aussi. SMOOTH GOING poursuit la série de gros scores avec un 222. Matt Miller prend tous les risques et contrôle des vaches difficiles en dépit d'un tirage défavorble. Il va chercher les points partout avec une jument très en place et qui résiste à la pression. Du grand art et une belle classe montée avec intelligence. AROSESUCHACLATTER ne se laisse pas impressioner et joue la gagne malgré un leader board qui compte déjà trois scores dans les 220. Bart Nichols a beau être jeune, il n'est pas du genre à se laisser impressionner. Pour le dire de façon moins chatiée, il en a et il le prouve avec une classe montée avec le couteau entre les dents. AROSESUCHACLATTER part à l'abordage avec son stop sous le bras et travaille 2 vaches déchainées et collées à elle. Malgré un gros miss sur la 2ème vache, Bart Nichols score 220,5 et fait étalage d'un culot impressionant. Après ces 6 runs à 218 ou plus, la série s'interrompt avec le 210 de LIL FAYEMOUS PEPTO. Tag Rice tente bien de raviver la flamme. Comme toujours il monte à la "ca passe ou ca casse". Avec CHIQUITA CAT, il fait honneur à la mère de son cheval et sélectionne des fusées que son jeune étalon parvient à contrôler au prix de stops monstrueux. On regrette quelques secouages de têtes intenpestifs mais surtout une 3ème vache fatale où CHIQUITA CAT atteint ses limites et doit s'incliner. Belle prise de risques mais comme toujours en Cutting ca se paye. Notons quand même que les deux 1ers poulains de CHIQUITA PISTOL ont atteint la finale du NCHA Open Futurity. PEEK EASY met un terme à un bunch hors normes. Il va falloir envoyer du lourd dans le 2ème bunch car il y a déjà 8 chevaux à 215 ou plus et 4 à 220 ou plus. ROCKIN W sera dur à déloger mais il y a des clients à venir. Ce n'est pas fini et on ne va pas s'en plaindre !