25 sept. 2009

Pénurie sur les chevaux d'aides ?


Wanted : BONS chevaux d'aides

C'est une constante depuis que je pratique le Cutting en compétition : les chevaux d'aide sont rares. Autrefois, sur les shows pluridisciplinaires, certains cavaliers qui ne pratiquaient pas, ou pas encore, le Cutting venaient donner un coup de main. L'intérêt était que nous disposions ainsi de bons chevaux pour aider, souvent très bien mis ce qui est une qualité trop négligée chez les chevaux d'aides qu'ils soient turn-backs ou herd holders. Aujourd'hui, alors que les shows exclusivement NCHA sont devenus la norme un peu partout en Europe, nous devons nous débrouiller entre cutters. Pour inciter les cavaliers à venir avec des chevaux d'aide, une tradition a été instaurée qui veut que les boxes pour ces chevaux soient gratuits. Cela représente un coût non négligeable pour un organisateur quand on sait qu'un box se loue couramment 70 ou 80 euros. Mais c'est une juste récompense pour le cavalier qui fait l'effort de mettre un ou plusieurs chevaux d'aide dans son van. Pour autant, shows après shows, on constate le même problème : les chevaux d'aide sont trop peu nombreux et les bons sont trop rares. 


Dernier exemple en date en Allemagne où 8 boxes gratuits étaient réservés aux chevaux d'aide. Sur le principe, c'est déjà trop peu pour un show qui accueillait près de 60 chevaux de Cutting. Ca fait environ un cheval d'aide pour 8 chevaux de Cutting. Si on compte que chaque cheval fait en moyenne 2 classes par jour, ça veut dire que chaque cheval d'aide aidera au moins 16 fois dans la journée. C'est déjà beaucoup. Mais ça devient forcément problématique vu que sur les 8 chevaux d'aide, au moins la moitié sont quasi inutilisables, même en herd holders. Il ne reste donc plus que 4 chevaux d'aide opérationnels qui peuvent aider 3 ou 4 classes d'affilée et 30 ou 40 passages de suite. C'est déraisonnable et c'est mauvais pour la qualité du spectacle. On retrouve le problème sur tous les shows, même quand le nombre de boxes gratuits n'est pas limité, les bons chevaux d'aides sont bien trop rares et donc doivent aider trop souvent.


Sur un show, si vous avez 5 chevaux de turn-backs bien mis et utilisables c'est souvent un exploit. Pourtant, quand on compte 40 ou 50 chevaux de Cutting, les chevaux d'aides ne devraient pas être un problème. Si chaque cutter faisait l'effort d'amener un BON cheval, on disposerait facilement d'une douzaine de chevaux ce qui éviterait que les mêmes enchaînent les classes pour finir immanquablement sur les rotules. Autre problème majeur, pourquoi ce sont souvent, comme lors du dernier show, des non pros qui font l'effort d'apporter des bons chevaux d'aides et qui doivent ensuite les prêter à des professionnels qui ne disposent visiblement d'aucun cheval susceptible d'aider dans leur écurie ? Aux USA, vous ne verrez aucun Non Pro aider. Certes, nous sommes moins nombreux ici et prêter des chevaux n'est pas un problème dans la mesure où on doit aussi en emprunter. Mais il y a quand même de quoi se poser la question. Comment un professionnel, dont venir au show et aider de potentiels clients est le travail, peut venir sans aucun cheval d'aide opérationnel ? Certains font cet effort en France ou en Europe mais ils sont bien trop rares. 


Autre grande question qui reste à aborder en Europe : pourquoi la qualité des chevaux et des cavaliers pour aider tarde tant à décoller ? Le rôles des turn-backs et des herd holders est pourtant décisif en Cutting. Bien préparer le troupeau au début et ensuite bien aider c'est souvent ce qui fait toute la différence entre des runs réussis et des runs ratés. Aider, aussi bien pour le cheval que pour le cavalier ça s'apprend. N'importe quel cheval ne fait pas l'affaire, loin de là, et cela demande un entraînement et un investissement non négligeables de la part des cutters qui apportent des chevaux d'aides. Cela prend une place dans le van et cela coûte de l'argent. Mais chacun doit bien mesurer qu'au delà de l'intérêt collectif c'est son propre intérêt qu'on sauvegarde en disposant de bons chevaux pour aider. Une équipe de 4 bons aides qu'on connaît bien et sur qui on peut compter est un atout inestimable en show. Le sujet est compliqué et les solutions peu nombreuses. Mais, tout comme de bonnes vaches ou un bon sol, pour pratiquer du bon Cutting il faut 4 bons chevaux d'aides et 4 bons cavaliers pour les monter. 

8 commentaires:

  1. le jojo sait aussi faire les remises de prix

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  2. Le trophée du meilleur cheval d'aide revient au Jojo même s'il est totalement insupportable en dehors de ça.

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  3. Le plus courageux, le plus solide et le plus endurant c'est lui sans aucun doute. C'est aussi le fruit d'un entraînement intensif et réfléchi.

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  4. Autre grande question qui reste à aborder en Europe : pourquoi la qualité des chevaux et des cavaliers pour aider tarde tant à décoller ? Le rôles des turn-backs et des herd holders est pourtant décisif en Cutting. Bien préparer le troupeau au début et ensuite bien aider c'est souvent ce qui fait toute la différence entre des runs réussis et des runs ratés. Aider, aussi bien pour le cheval que pour le cavalier ça s'apprend. N'importe quel cheval ne fait pas l'affaire, loin de là, et cela demande un entraînement et un investissement non négligeables de la part des cutters qui apportent des chevaux d'aides. Cela prend une place dans le van et cela coûte de l'argent

    Bonjour Geoffroy, finalement je vais répondre a cela, mais cette réponse ne concerne que moi. Il ya quelque temps moi et mon acolyte (Marine nous avons été sur un show organisé par la ncha France, ce show avait lieu chez Guy Duponchel.
    Pour l'occasion nous avons amené 2 chevaux d'aide
    mon cheval roan My Chic dream, on le voit d'ailleur avec toi de dos lors d'un show dans le Cantal ou il faisait aussi l'aide. Mais revenons a la question, lors de ce show et après avoir fait environ 400 Km , donc des frais por amener ces chevaux, nous avons eu le droi d'admirer le show a pied sans même avoir pu aider sur un seul go. Je penses que dans ces conditions tu comprendra aisément que pour nous maintenant il est difficile d'amener un chebval d'aide. Notre motivation était pourtant simple apprendre apprendre apprendre et comme tu le dis c'est en commençant en faisant l'aide qu'on apprend pas en restsnt a pied

    Cordialement Pascal alias Cavanne

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  5. Une chose à bien comprendre : tu ne peux pas obliger un cavalier à te prendre comme aide. On parle ici de compétition et c'est peut être dur à comprendre mais si Celine, Florence, Daniel et Alain sont présents sur un show, je ne prendrai jamais un autre aide. Même si un américain est présent. Ces 4 aides, ça fait des années qu'on show ensemble. Ils me connaissent par coeur et je les connais par coeur. Je choisis mes aides pour gagner pas pour leur faire plaisir, ni leur enseigner comment aider ni les récompenser d'être venu. Moi avant de faire du Cutting, je suis allé sur plein de show où personne ne m'a demandé d'aider. Les Harache ont du aider des années avant de se mettre au Cutting. Ils ne venaient que pour ça et tout le monde ne leur demandait d'aider pour autant. Contrairement à toi, je pense qu'on commence toujours à apprendre en étant à pied si on s'intéresse.

    Mais tu touches un point très intéressant. Quand je parle de pénurie de chevaux d'aide, je pense avant tout aux cutters. Comme ton exemple le montre très bien tu ne peux pas demander à des cavaliers de venir que pour cela car ils risquent de ne pas aider et donc d'être déçus. Ce n'est pas la faute des cutters, tu ne peux pas en vouloir à quelqu'un de partir avec la meilleure équipe possible, ni la faute des aides.

    Dernière remarque sur ce show en Normandie. La veille, un clinic était organisé avec Bubba Matlock, Reserve Champion au NCHA Futurity. Vous avez pu y participer gratuitement ce qui pour apprendre est quand même une sacrée opportunité. On a encore organisé un clinic en début de saison avec Scott Ferguson. La question des aides a été super bien abordée, d'ailleurs j'ai écrit plusieurs articles sur la question. Mais qui était là à ce clinic : Florence, Alain, Daniel, Celine, Gaetan et une poignée d'autres cavaliers. Je suis pas sûr qu'on apprenne à aider sur un show. Mais moi si demain un aide exceptionnel vient en show et fait ses preuves je n'hésiterai pas à le prendre dans mon équipe.

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  6. Je tiens en tous cas à te remercier de ta contribution. J'encourage d'ailleurs tous les lecteurs de ce blog à réagir à ce type d'articles ou à d'autres. Les articles "opinion" sont là pour aborder franchement certains problèmes auquel nous sommes confrontés quand on va en show. Partout où on va, la qualité des shows progresse mais il reste toujours des choses à améliorer sur les shows de la Cabernet CHA comme ailleurs. Nous y travaillons.

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  7. merci de cette réponse je comprend nettement mieux maintenant.
    Discution close pour ma part

    Pascal

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  8. Apprendre à aider c'est très long. Il faut des années de pratique et de nombreuses erreurs pour savoir bien aider. Je dirai même que si on pratique pas le Cutting à côté c'est presque impossible car on ne peut pas comprendre toutes les subtilités du job d'aide. Mais ça vaut le coup car aider une bonne classe c'est presque aussi agréable quand on forme une vraie équipe que de scorer un gros score.

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